par Gary Chapman · 1992
Le livre en trois phrases
5 min de lecture · gratuit, sans compte
Conseiller conjugal, Gary Chapman a vu défiler des couples où chacun faisait des efforts et se sentait pourtant délaissé. Son explication : vous avez, comme tout le monde, un langage de l’amour principal, et vous exprimez en général votre affection comme vous aimeriez la recevoir. Si vous montrez votre amour en préparant le dîner alors que votre partenaire attend des mots, votre geste compte à peine à ses yeux. C’est comme s’adresser à quelqu’un dans une langue étrangère : le message est sincère, mais il n’est pas compris.
À essayer Demandez à votre partenaire quel moment du mois dernier lui a le plus donné le sentiment d’être aimé.
Chapman compare le besoin d’affection à un réservoir. Plein, il donne un sentiment de sécurité et rend les désaccords plus faciles à traverser ; presque vide, il fait paraître énormes les moindres problèmes. Parler le langage principal de l’autre est le moyen le plus direct de remplir le sien. Ne parler que le vôtre peut le laisser à moitié vide, quels que soient vos efforts. Inutile de viser les grands gestes : de petites attentions régulières, dans le bon langage, comptent davantage.
À essayer Demandez à votre partenaire de noter de 0 à 10 le niveau de son réservoir cette semaine.
L’euphorie des débuts ne dure pas : en s’appuyant sur les travaux de la psychologue Dorothy Tennov, Chapman estime sa durée moyenne à environ deux ans. Quand elle retombe, beaucoup de couples concluent qu’ils ne s’aiment plus. Pour l’auteur, c’est au contraire là que commence un autre amour, qu’on choisit et qu’on entretient au lieu de le subir. Apprendre le langage de l’autre, comme on apprend une langue étrangère, est la manière concrète de faire ce choix.
À essayer Choisissez un geste d’amour pour cette semaine et faites-le, que vous en ayez envie ou non.
Pour découvrir votre propre langage, Chapman propose trois indices : ce que l’autre fait, ou oublie de faire, qui vous blesse le plus ; ce que vous demandez le plus souvent ; la manière dont vous exprimez spontanément votre amour. La blessure la plus vive est souvent l’envers de votre langage : si la critique vous touche plus que tout, les paroles valorisantes sont sans doute le vôtre. Pour votre partenaire, retournez les questions et observez ses reproches, ses demandes et ses gestes.
À essayer Répondez aux trois questions pour vous-même, puis comparez vos réponses avec celles de votre partenaire.
Connaître le langage de quelqu’un n’est qu’un début. Chaque langage se décline en dialectes, les formes précises qu’il prend pour une personne donnée. Les moments de qualité peuvent ainsi vouloir dire une vraie conversation, où l’on parle et où l’on écoute, ou une activité partagée que l’un des deux apprécie. Être assis côte à côte devant la télévision ne compte généralement pas, car l’essentiel est l’attention portée à l’autre. Beaucoup de gens ont aussi un second langage presque aussi important.
À essayer Prévoyez cette semaine une conversation sans téléphone, avec toute votre attention tournée vers l’autre.
Dire à l’autre ce qui vous donne le sentiment d’être aimé est permis, et même utile. Chapman trace pourtant une frontière nette entre une demande et une exigence. La demande laisse à l’autre la liberté de dire non et lui indique comment vous aimer ; l’exigence, la culpabilisation ou la critique finissent par étouffer l’amour, car ce qu’on donne sous la pression n’en a plus le goût. Un reproche qui revient sans cesse signale souvent un langage négligé : le transformer en demande précise et bienveillante le rend bien plus facile à satisfaire.
À essayer Transformez un reproche que vous répétez souvent en une demande précise et aimable.
Une ligne par langage. Lisez de gauche à droite : ce qui remplit le réservoir d’amour de la personne, ce qui le vide le plus vite et un petit geste pour parler ce langage cette semaine.
| Langage | Ce qui touche | Ce qui blesse | Un geste à essayer |
|---|---|---|---|
| Paroles valorisantes |
| Les critiques, les mots durs et la reconnaissance que l’on garde pour soi | Nommez une chose précise que l’autre a faite cette semaine et que vous avez appréciée. |
| Moments de qualité |
| L’écoute distraite, les projets annulés et le temps passé ensemble devant un écran | Posez votre téléphone, demandez comment s’est passée la journée et écoutez sans chercher de solution. |
| Cadeaux |
| Les anniversaires oubliés et les cadeaux faits sans y penser | Rapportez un petit objet qui vous a fait penser à l’autre. |
| Services rendus |
| Les promesses d’aide non tenues et l’aide donnée à contrecœur | Chargez-vous d’une corvée à sa place sans attendre qu’on vous le demande. |
| Toucher physique |
| La distance physique, et tout contact brusque ou violent | Prenez l’autre dans vos bras pour dire bonjour et au revoir. |
Pour repérer le langage de quelqu’un : observez comment il exprime son amour, ce qu’il reproche le plus souvent et ce qu’il demande le plus.
Se rappeler une idée l’ancre mieux que la relire. Essayez de répondre avant de regarder.
Quels sont les cinq langages de l’amour ?
Les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux, les services rendus et le toucher physique.
Qu’est-ce que le réservoir d’amour ?
L’image d’une réserve affective qui se remplit quand on se sent aimé dans son langage, et se vide sinon.
Comment découvrir son propre langage de l’amour ?
En observant comment vous montrez votre amour, ce que vous demandez le plus souvent et ce dont vous vous plaignez.
Quelle différence Chapman fait-il entre une demande et une exigence ?
Une demande laisse à l’autre la liberté de dire non ; l’amour se demande, il ne s’exige pas.
Gratuit dans le learner de Web Highlights, sans compte.
Oui, si dans votre couple chacun fait des efforts sans se sentir reconnu. L’idée centrale tient en une page ; le reste du livre l’illustre par des cas tirés des consultations de Chapman, qui aident à la retenir.