Pensées de Pascal et de La Bruyère
Pascal médite sur la grandeur et la faiblesse de l’homme dans ses Pensées ; La Bruyère peint les mœurs de son siècle dans Les Caractères. Deux moralistes, deux styles.
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Réviser dans le learner gratuitComment réviser ce paquet
Pascal parle de l’homme face à l’univers et à Dieu ; La Bruyère parle de l’homme en société — cette distinction aide à ne pas confondre leurs maximes.
Les 8 flashcards
Intervertir question et réponseLe cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point.
Certains élans du cœur, comme l’amour ou la foi, échappent à toute logique rationnelle.
Blaise Pascal, Pensées, publié après sa mort en 1670.
L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant.
L’être humain est physiquement fragile, mais sa capacité à penser lui donne une grandeur unique.
Blaise Pascal, Pensées, 1670.
Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.
L’immensité muette de l’univers provoque chez l’homme une angoisse existentielle.
Blaise Pascal, Pensées, 1670.
L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête.
Vouloir se hisser au-dessus de sa condition humaine fait souvent tomber plus bas encore.
Blaise Pascal, Pensées, 1670.
C’est une grande misère de n’avoir pas assez d’esprit pour mieux parler, ni assez de jugement pour se taire.
Certaines personnes parlent mal sans avoir la sagesse de se taire à la place.
Jean de La Bruyère, Les Caractères, 1688.
L’on se repent rarement de parler peu, très souvent de trop parler.
On regrette bien plus souvent d’en avoir trop dit que pas assez.
Jean de La Bruyère, Les Caractères, 1688.
La mort n’arrive qu’une fois, et se fait sentir à tous les moments de la vie : il est plus dur de l’appréhender que de la souffrir.
La peur de la mort, présente toute la vie, est plus pénible que la mort elle-même.
Jean de La Bruyère, Les Caractères, 1688.
On ne doit pas juger du mérite d’un homme par ses grandes qualités, mais par l’usage qu’il en sait faire.
La vraie valeur d’une personne se mesure à ce qu’elle fait de ses qualités, pas aux qualités elles-mêmes.
Jean de La Bruyère, Les Caractères, 1688.
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